Focus sur l’effet shedding

Toute cause de perte de cheveux, qu’elle soit soudaine ou sévère, peut entraîner un effet shedding, nécessitant un diagnostic précis. Dans cet article, vous découvrirez des informations intéressantes et utiles sur les causes et les différentes formes liées à l’effet shedding et notamment sur les « effluves ».

Qu’est-ce qu’un effluve ?

Un effluve est une sorte de décharge, généralement désagréable. Elle peut être comparable, de manière imagée, aux effluents. Une image qui résume bien la perte soudaine indésirable de quantités de cheveux (généralement importantes) pouvant résulter d’une affection pathologique ou de certains traitements médicamenteux.

La raison pour laquelle nos cheveux reflètent notre santé est qu’ils sont actifs et occupés en permanence. Les cheveux augmentent en moyenne d’un centimètre par mois ou de 0,3 mm par jour. Le cuir chevelu moyen comporte environ 100 000 cheveux, soit environ un kilomètre de cheveux produits chaque mois.

Les cellules des follicules sont donc très occupées et métaboliquement très actives. Elles doivent travailler à cadence intense et ont besoin d’éléments nutritifs. Une bonne condition physique est donc nécessaire pour développer une chevelure saine et, lorsque les nutriments dont le cuir chevelu a besoin ne sont pas présents, les follicules cessent de se développer. Les toxines et les médicaments, même pris à petite dose, peuvent empêcher les follicules de croître normalement. Lorsque les follicules cessent de se développer, ils éjectent automatiquement les cheveux qu’ils contiennent et attendent que les conditions s’améliorent pour faire pousser un nouveau cheveu.

Les différents types d’effluves

Il existe deux types d’effluves :

  • L’effluve télogène, correspondant à une chute abondante et passagère comme après un accouchement par exemple
  • L’effluve anagène en réponse à un phénomène autonome comme la maladie par exemple.

Les deux types d’effluves (télogène et anagène) se rapportent aux deux principales parties du cycle de croissance des cheveux. Les follicules capillaires ne poussent pas constamment mais changent de cycle, entre anagène (phase de croissance des cheveux) et télogène (phase de repos). Plus la partie anagène du cycle est longue, plus les cheveux sont longs. Chacun d’entre nous présente des variations dans la longueur de la partie anagène de notre cycle et c’est pourquoi certaines personnes peuvent se permettre de laisser pousser leurs cheveux jusqu’à la taille alors que d’autres ne les voient pas pousser plus loin que les épaules. Lorsque l’anagène s’arrête, soit parce qu’il est programmé pour s’arrêter, soit qu’un phénomène a stoppé la croissance des cheveux, le follicule entre dans le télogène ou la partie de repos du cycle. Les follicules du cuir chevelu consacrent 90% de leur temps à l’anagène et 10% au télogène. Chaque follicule suit son propre cycle, contrairement à de nombreux animaux qui se dotent d’un épais manteau d’hiver et changent de pelage au printemps.

 

L’effluve télogène

Si les niveaux de nutriments ne sont pas suffisamment élevés pour maintenir la production capillaire, un grand nombre de follicules pilotes anagènes actifs vont passer à la phase télogène en repos et la personne subira une perte importante (donc un effet shedding important). La même chose se produit si le corps subit une certaine maladie ou un traumatisme suffisamment grave pour détourner les nutriments des cheveux. Un effluve télogène aigu est généralement associé à un stress brutal ou à une perte temporaire de nutriments. Un effluve télogène chronique est dû à une sorte d’affection chronique, souvent difficile à diagnostiquer.
L’effluve télogène se produit habituellement diffusément sur le cuir chevelu bien que certaines femmes le remarquent davantage au niveau des tempes. Si vous prenez le temps d’observer les cheveux perdus, vous verrez une petite ampoule blanche à la base. C’est de cette manière qu’il est possible de faire la distinction entre la perte de cheveux due à l’effluve télogène et des cheveux cassants (il n’y a pas d’ampoules visibles sur les cheveux cassés).

L’effluve anagène

Un stress sévère est à même de stopper le cycle anagène si rapidement que le follicule pileux n’a pas le temps de se transformer en télogène avant que les cheveux ne soient éjectés. La cause la plus fréquente de l’effluve anagène est la chimiothérapie et la radiothérapie. Le phénomène peut également être observé chez les personnes victimes d’empoisonnement.
La cause de l’effluve anagène est toujours évidente. La perte de cheveux est soudaine (plus rapide que pour l’effluve télogène) et elle est généralement totale ou presque totale, incluant habituellement les sourcils et les poils du corps.

Des études sont menées actuellement afin de savoir si le refroidissement du cuir chevelu, pendant un traitement de chimiothérapie, permettrait de prévenir ou de réduire l’effluve anagène. Si les follicules capillaires sont suffisamment froids, ils entrent dans une forme de « suspension d’animation» et n’absorbent pas la dose de chimiothérapie. Le risque est que toutes les cellules cancéreuses présentes dans le cuir chevelu n’absorberont pas la chimiothérapie non plus. Les résultats de ces expériences sont actuellement en attente.

Il existe également des études de cas suggérant qu’il est possible de réduire ou parfois d’éviter la perte de cils et de sourcils suite à un traitement de chimiothérapie, par le procédé de par l’utilisation de bimatoprost, un traitement couramment utilisé pour allonger les cils et épaissir les sourcils ainsi que pour traiter le glaucome.

Les causes de l’effluve télogène

L’effluve télogène peut être difficile à diagnostiquer. Si la cause est seulement présente pendant une brève période, l’effluve sera également bref et le patient se rétablira rapidement. Si le cuir chevelu est sain, la récupération sera entière. Si le patient présente une perte de cheveux selon un modèle masculin ou féminin, connu ou non, la récupération sera incomplète et la perte de cheveux continuera. Les causes de l’effluve télogène peuvent être multiples et comprendre :

  • Une pathologie grave
  • Un traumatisme majeur
  • Une opération significative
  • Une perte de poids significative, surtout si l’IMC est inférieur à 20
  • Une carence en fer
  • La période qui suit la grossesse
  • La vaccination chez les personnes sensibles
  • Les traitements médicamenteux chez les personnes sensibles (en particulier une dose élevée de vitamine A, généralement d’antihistaminiques)
  • Une maladie chronique, en particulier maladie inflammatoire chronique comme certaines formes d’arthrite ou une maladie inflammatoire de l’intestin
  • Un stress aigu ou chronique
  • Une déficience en vitamines et/ou minéraux
  • Une thyroïde hyper ou hypo active
  • Des perturbateurs endocriniens tels que le BPA et les phtalates (agissant principalement sur les récepteurs de l’hormone thyroïdienne)
  • La protéine de soja (effet de récepteur d’hormone thyroïdienne)
  • Une infection chronique par herpès simplex (herpès oral ou génital récurrent)

Le traitement de l’effet télogène

La première chose à envisager est un diagnostic permettant de connaître la cause de la perte de cheveux. Si cette perte est liée à une grande perte de poids, par exemple, il faudra généralement six mois pour que vos cheveux reviennent à la normale. Si la perte est due à un médicament, il vous faudra envisager de changer de traitement. En outre, vérifiez une éventuelle carence en fer, si vous êtes une femme, notamment. Faites un test sanguin pour vérifier le fonctionnement de votre thyroïde. Les effets liés à la perte de cheveux dans le cadre de maladies chroniques sont, quant à eux, les plus difficiles à traiter.
La plupart des gens ont tendance à revenir complètement à la normale, après avoir subi l’effet shedding. Les femmes souffrant d’affections chroniques doivent s’assurer qu’elles ont un niveau de fer suffisant, en prenant des compléments, si nécessaire. Un apport adéquat en protéines est important, mais souvenez-vous que les protéines de lactosérum et les protéines de soja peuvent avoir des effets hormonaux pervers sur les cheveux. La protéine de pois est la plus performante, lorsqu’elle est complétée avec des protéines en poudre. Une dose d’un gramme de protéine par kilogramme de poids corporel accélérera la repousse des cheveux. Les doses élevées d’oméga-trois ont également un effet positif sur la repousse (plus de 400 mg de DHA).

Si vous fumez, essayez d’arrêter.

La prise de multivitamines et de minéraux orientés vers la croissance des cheveux sera à même de vous aider également. Il existe des compléments pour lesquels il existe des preuves permettant d’affirmer qu’ils contribuent à la croissance des cheveux : Le zinc, la biotine et la silice en particulier.
Œuvrez à réduire l’excès de cortisol causé par le stress.
L’effet télogène chronique est une condition particulièrement difficile à gérer. Tout peut se passer parfaitement bien lorsqu’un nouvel événement inattendu survient : maladie, carence en fer…

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